Spécialement pour ce soir d'нαℓℓσωєєη, je vais retranscrire une vieille légende japonaise, "lค Ŧє๓๓є ๔єร ภєเﻮєร". La version que je vais écrire est tirée du manga Détective Conan, tomes 50 et 51. La véritable légende diffère un peu mais cette version est plus poétique...
Il y a très lontemps, un soir de tempête, un homme appelé Mokichi descendait d'une montagne, se hâtant de rentrer chez lui. En chemin, il rencontra une très belle femme aux cheveux longs, assise dans la neige et portant un habit argenté. Le regard implorant, elle lui dit...
"Je me suis foulé la cheville, je ne peux plus marcher... voudriez-vous ma raccompagner jusque chez moi ?"
Mokichi lui demanda où elle habitait... La femme garda le silence et indiqua la forêt toute dépourvue de chemin.
"Très bien. Je vous accompagne" répondit avec vigueur Mokichi. Puis il plaça la jeune femme dans le panier qu'il portait sur son dos et ils pénétrèrent dans la forêt...
Au fur et à mesure de leur marche, la neige se faisait de plus en plus dense sans que l'on puisse apercevoir la moindre maison. L'homme demanda...
"Nous serions-nous trompés de chemin ?" La femme acquiesça sans dire un mot... Elle attendait... Elle attendait qu'il se fatigue, au point de ne plus pouvoir avancer... Oui... Car en réalité, c'était elle, la femme des neiges, Yuki Onna. Invitant des hommes au fin fond des montagnes, et aspirant leur âme quand ceux-ci avaient perdu toute énergie...
Bientôt, Mokichi ralentit le pas. Resté silencieux un moment, il finit par remuer légèrement les lèvres...
"Madame..."
Comme si elle avait guetté ce moment, la femme répondit en esquissant un sourire...
"Oui ? Qu'y a-t-il ?"
Mokichi était à bout de souffle... Sa voix s'étrangla...
"Vous n'avez pas froid ?" lui demanda-t-il... Cette question inopinée prit la femme de court. Elle ne sut que répondre. Les pieds endormis par le froid, Mokichi continua tant bien qe mal à marcher. N'êtes-vous pas trop à l'étroit dans mon panier ? Avez-vous faim ? Encore un peu de patience ! Courage !!
"Oui" Voilà tout ce que pouvait répondre la femme... sa voix se fit de plus en plus faible... à la fin, on ne la perçut plus... Inquiet, Mokichi s'arrêta. Il regarda dans le panier, et vit qu'elle avait disparu. A sa place gisait un amas de neige enveloppé dans son habit argenté...